22 janvier 2006

NONNO l'étà



Même à moi-même je me ments
Même à moi-même souvent.
Je m'aime moi-même pourtant.
Quel est ce grand tourment ?

Il est des amis du vent
qui t'éveillent à temps
et qui en ce lieu
t'ouvrent les yeux.

Alors tu vois la lumière
qui se tient derrière,
derrière ce voile obscure
Qui tenait lieu de parure.

Par cette déchirure,
Tu t'engouffres à toute allure.
Comme un coup de Mistral violent,
Aux nuages inflige des blessures.

Il est des oiseaux qui migrent là-haut dans l'azur.
Il est des oiseaux qui passent au-dessus des masures.

Ils passent tous bas prés de moi
Ou passent tout là-haut prés de toi.
Peut-être te voient-ils ces volatiles?
Moi, je ne te vois plus, ainsi soit-il !

J'aimerais faire comme eux :
être heureux,
de te voir un jour,
A contre jour.

Mais je suis terre à terre
tu me manques ici-bas
et les oiseaux de mer
Eux peut-être te voient?

Pour mourir "non ho l'età"
pourtant j'aimerais voler prés de toi
retrouver ton sourire,
De ton rire me nourrir.

Rester prés de toi
sous le grand toit
depuis l'azur
voir les masures

rapporter de là-bas
encore un peu de toi
pour que tu vives là,
auprès de mes petits rois.

Qu'ils te disent tout bas :
"plus fort on t'aimera"

si tu nous vois de là-haut
ne nous en veut pas trop
d'oublier ici bas
combien tu es là !

Ecoutes cette prière
émise de la Terre.

29/01/1997

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