Amivent
Moulin d'antan,
proie du vent,
chasseur de Mistral,
tu es Magistral.
Là-haut sur la colline,
Les voiles gonflées de spleen,
tes bras tournent rond
au rythme de l'Aquilon.
Tu n'as pas ton pareil
pour faire des merveilles.
D'un Zéphir maigrelet en haut de la colline,
tu emplis sans broncher de pleins sacs de farine.
Mais c'est maintenant dans ta tête
que naissent tes conquêtes.
Ton visage dévoile des membrures toutes nues
et ta tête écervellée ne virevolte plus.
Tu restes là , Mouline
là-haut sur la colline,
baignée par la brise
et fouettée par la bise.
Tes ailes immobiles regardent vers le nord;
Bras morts à la recherche d'un vent fort,
à étreindre et à carresser
comme du temps de l'Alizé.
Cela doit te sembler long
de devoir supporter Mousson,
quand même la Tramontane
te laisse toujours en panne.
Mais il te reste le vent à entendre souffler
et pour sûr des visiteurs à émerveiller.
Reste toujours ô mon moulin
celui des lettres et des lapins.
PS 22/02/1997


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