29 avril 2005

Un monde las

Il n’y a que ce monde là
Que les gens n’aiment pas.
Il n’y a que ce monde las
Que moi je n’aime pas.

Nous en prenons notre part pas à pas.
Car Il n’y a pas d’âge
Pour le partage
… De ce monde là.

L’inquiétude a troublé le silence
De ce monde parfait,
Révélant l’existence
D’un monde pas fait.

Privé de sens
De l’existence
Privé d’amour, privé d’humour.
Privé de tout ce qui va autour
… De ce monde là.

Trajectoire privée d’essence
De l’existence
Privé de but,
Privé de chute.

Qui continue sa route,
Malgré les doutes.
Moteur emballé prêt à la déroute,
Sans rien dans les soutes.

Il emporte tout sur son passage
Même les jeunes sages
Car il n’y a pas d’âge,
Pour le partage
… De ce monde las.

PS 1998

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La Famiglia ScampiniPosted by Hello

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SIMILI AIRS

Simili, similaires
et pourtant si différentes
Vous êtes deux
qui font la paire.
Vous êtes deux
simili-similaires.
Aux physiques univoques
aux psychiques équivoques
deux vérités
deux personnalités.
Si l'on dit une paire
c'est qu'il y en a deux.
On dit que c'est le pére,
lui en est heureux.
Deux : photocopies musculaires
avec personnalités extraordinaires;
une paire de caractères
pas ordinaires.
Si différentes
mais simili-similaires
PS 1996

A mes filles jumelles

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Noir, Gris ou Noir

Au travers des arbres je les ai vus s’envoler.
Un moment j’ai été trompé.
Un moment fugitif,
J’ai vu en négatif.
Comme en instantané,
Un vol de corbeaux s’égayer.
Ils semblaient sortir d’entre deux menhirs.

A travers la futaille
L’erreur fut de taille.
Les menhirs un portail
Et les corbeaux la marmaille.

J’eus un choc pertinent,
Ils étaient étudiants.
Tous de noir vêtu,
L’air un peu têtu.

Pour la Provence
Ce fut une offense.
Au pays des couleurs
Des oiseaux de malheur.

Mais où sont passées les fleurs ?
N’étaient-elles qu’un leurre ?
Depuis le temps soixante huit,
Auraient-elles pris la fuite ?

Elles avaient entrouvert la porte
Vers plus de chaleur.
Avaient-elles tiédit ?
Le printemps rafraîchit ?

Puis il m’est venu un doute.
Les étudiants tracent-ils encore la route ?
Ils semblent tant la suivre
Sans envie de la vivre.

Dés soixante huit les troublions
Nous avaient légué leurs illusions.
La liberté était dans nos têtes
Et nous faisions le fête.

Entre temps la grisaille
a saisi la marmaille
et le manque d’horizon
A fournit la désillusion.

Il est temps !
Réveillons les enfants,
Donnons-leur du bon temps
Pour qu’ils deviennent grands.
PS 1998

Libellés :

Positives !

Elèves toi au-dessus des nuages.
Il fait beau même par temps d'orage.
Planes dans l'azur flou
comme un cervolant
libéré, un peu fou
emporté par le vent d'autan.
PS 1997

26 avril 2005

L'enfance

L'enfance est une promesse
d'amour et de tendresse
Elle nous donne l'espoir
mais aussi des devoirs
d'aimer plus fort chaque soir
d'aimer jusqu'au désespoir


PS 1996


Piennes Posted by Hello

Amivent

Moulin d'antan,
proie du vent,
chasseur de Mistral,
tu es Magistral.


Là-haut sur la colline,
Les voiles gonflées de spleen,
tes bras tournent rond
au rythme de l'Aquilon.


Tu n'as pas ton pareil
pour faire des merveilles.
D'un Zéphir maigrelet en haut de la colline,
tu emplis sans broncher de pleins sacs de farine.


Mais c'est maintenant dans ta tête
que naissent tes conquêtes.
Ton visage dévoile des membrures toutes nues
et ta tête écervellée ne virevolte plus.


Tu restes là , Mouline
là-haut sur la colline,
baignée par la brise
et fouettée par la bise.


Tes ailes immobiles regardent vers le nord;
Bras morts à la recherche d'un vent fort,
à étreindre et à carresser
comme du temps de l'Alizé.


Cela doit te sembler long
de devoir supporter Mousson,
quand même la Tramontane
te laisse toujours en panne.


Mais il te reste le vent à entendre souffler
et pour sûr des visiteurs à émerveiller.
Reste toujours ô mon moulin
celui des lettres et des lapins.


PS 22/02/1997

25 avril 2005

Nuit dans le golf

La nuit était limpide. Les étoiles brillaient plus que jamais.
Le vent avait soufflé tout le jour. Venant du Nord, il avait glacé l'air, mais avait nettoyé le ciel.
Les montagnes s'étaient comme rapprochées.
Elles semblaient plus familières que d'habitude et projetaient leurs silhouettes vers l'espace étincelant.
C'est ainsi les nuits de mistral, lorsque l'on est en mer, au large de l’Esterel.
C'est comme si l'on vivait un instant précieux. Un privilège réservé: un moment magique.
Alors que le soleil s’est couché depuis longtemps, alors que sa lueur n'est plus qu'un souvenir au-delà des montagnes, les étoiles étendent leur domaine sur l'ensemble du ciel.
Tel l'écran d'un télescope, le ciel rond devient de plus en plus profond. Les yeux, qui s'habituent à l'obscurité, détaillent de plus en plus finement les éléments environnants.
La houle qui agite le bateau, les lueurs de la côte et les balises qui jalonnent les amers littoraux.
Au creux des caps on devine les ports aux balises bicolores, sur les hauteurs, des villages éclairés auxquels mènent des routes telles des guirlandes blanches.Les voiles vibrent court au près serré. Le bateau écume la mer qui en devient visible : le noir profond des flots reprend vie dans le sillage du bateau. Le moment est essentiel, il imprègne la mémoire de certitude sinon de béatitude.

24 avril 2005


L'indien du placard en personne Posted by Hello