L' indien du placard
22 décembre 2007
27 juin 2007
21 janvier 2007
02 septembre 2006
Gaspésie

De Matane
A Sainte Anne
La rive dévale
Le long des flots étals.
Vertes de forêts,
De sapins décorées,
Le long de la côte
Les colinnes côte-à-côte
Se succèdent et défilent
Et biensur pas une ville.
Les baleines au large
Entre nous laissent une marge.
Elles restent dissimulées
Aux yeux écarquillés.
La route en vertical serpente;
Faite de creux et puis de pentes.
Les églises argentées défilent
Au rythme des petites villes,
Des villages, des hameaux
Traversés tout là-haut.
Les rivières à saumon
Se succèdent bucoliques
Même lorsque Pierre, Simon,
Souffre de colliques
Au bout d'un monde nous allons
La Gaspésie nous traversons.
Le long du Saint Laurent,
Nous allons de l'avant.
A Gaspé arrivant
Au soleil couchant,
Face à la baie d'azur,
Nous stoppons les voitures,
Etablissons le camp,
Petits et grands.
Pierre
Parc du Forillon Juillet 2006
18 mars 2006
Des Frisettes !

Laura ma fille,
Est toujours sur le grill.
De son âge, quinze ans,
Elle juge important
Des détails futiles
Qui nous semblent inutiles.
C'est normal à quinze ans
On diffère des parents.
Elle aime les choses ardemment,
Vigoureusement, surement,
Et puis, hésite souvent.
A cet âge on veut changer.
Elle désire se changer.
Elle n'est pas sûre d'être aimée.
pour sûr, elle voudrait se rassurer.
Un garçon aurait fait le con;
A deux sur la moto, passé le mur du son,
Endossé un blouson à épaulettes
pour aller séduire la minette.
Mais elle est une fille
Et ce qui compte brille.
Pour Laura ce ne sont pas des paillettes,
Elle n'est plus une fillette.
Son style est d'ailleurs cool,
Entre gôthique et baba-cool.
Le baggy trop large,
On la dirait en marge.
Un foulard de Palestine
Et la voilà dans le style.
Non! C'est dans sa tête
Qu'elle a décidé de changer,
Et pour le montrer,
Dessus ont poussé des frisettes.
Pierre 18 03 2006
09 février 2006
C'est l' fun !

Les amis du Québec
Doivent être de fins becs.
D’ailleurs ils ne font pas dans la fourrure
Comme les trappeurs québecois,
Mais dans la nourriture
Celle qui vous laisse coi.
“Ti Mimi” est un rude gaillard
Qui ne veille pas tard.
Ce qui ne l’a pas empêché
De faire à Marie- Noelle, trois fées.
Sur le net on les a rencontrés.
Une histoire de tourte et de tiret.
Entre Jean et Mimi le score était under
Au lieu d’être upper.
Et au lieu de connecter la Sainte Baume,
On s’est retrouvé à Saint Jean tout comme!
L’accent aurait pu nous guider
Mais le tchat nous a trompé
Et de cette connection loupée,
Des amis on a gagné.
Au golf on a pas joué.
Les tourtes pas encore goutées.
Mais des soirées on a passé.
De loin on a tchatché.
On y a passé des soirées
Et déroulé des aprés-midi,
A nous raconter nos vies
Par instants décalés.
Entre nous les ruptures sont saines,
Ce sont celles de MSN.
Dans nos conversations souvent
Les mots sont différents.
Eux parquent leur char;
Nous on gare la tire.
Eux vont checker leur tyres;
Nous vérifions les pneus d’la tire.
Enfin, c’est l’ fun!
De leurs Vosges natales,
Ils sont partis un jour
Emportant leur amour
Audelà de l’océan étal.
Là-bas ils ont apporté
Leurs talents de patissiers,
De bons chocolatiers,
Bref de vaillants Français.
L’Amérique ils ont gagné
Et d’une vie rêvée,
Ils ont fait
Une douce réalité.
Pierre 15 juillet 2005
23 janvier 2006
Bourgogne

Bourg, Bourgeoise, Bourgogne.
Le temps change, l’orage grogne
Les nuages s’amassent en noires nues
La pluie à tombereaux dévale les pentes moussues.
L’eau oblique de l’orage
Perce les vêtements de ceux qui enragent.
Mais le ciel ne tombe qu’un temps,
Et le bleu limpide apparaît de nouveau
Entre les nuages délavés par tant d’eau;
Léssivés, blanchis juste à temps.
Les rayons du soleil
Profitant de l’aubaine
Pleuvent sur la plaine.
Ils soulignent des merveilles.
Beaune apparaît
Tache ensoleillée
Et puis Pommard et Meursault
et Chassagne plus haut.
Tour à tour éclairés, enluminés, soulignés.
L’orage est passé et les vignes exaltées.
Les pinots aux tons rouges, jaunes et bruns variés,
Rivalisent avec les verts et les jaunes des rangs de Chardonnay.
Ils s’alignent au soleil
Des Batards aux Pucelles.
Les clos et les ouvrées
Escaladent le Montrachet
Tels un tapis arlequin,
Ils grimpent plein d’entrain.
C’est l’autômne serein
Devenu été indien.
Les grappes « conscripts » offrent au présent
Un avant gout des tanins bienfaisants.
Le moulin se dandine
A Chassagne sur la colline.
Ses ailes dévoilées
Restent fixes, comme collées
Sur l’azur maculé
Que l’orage a laissé.
Depuis les tas de pierres
Qui couvrent ses terres
On a vue sur la vallée
Entre les côtes renommées.
Elle s’ouvre dans la plaine à Chagny
Et remonte toute gaie jusqu’à Cheilly
Laissant de part et d’autre
Remigny côté gauche et Santenay de l’autre.
10/2005
Le temps change, l’orage grogne
Les nuages s’amassent en noires nues
La pluie à tombereaux dévale les pentes moussues.
L’eau oblique de l’orage
Perce les vêtements de ceux qui enragent.
Mais le ciel ne tombe qu’un temps,
Et le bleu limpide apparaît de nouveau
Entre les nuages délavés par tant d’eau;
Léssivés, blanchis juste à temps.
Les rayons du soleil
Profitant de l’aubaine
Pleuvent sur la plaine.
Ils soulignent des merveilles.
Beaune apparaît
Tache ensoleillée
Et puis Pommard et Meursault
et Chassagne plus haut.
Tour à tour éclairés, enluminés, soulignés.
L’orage est passé et les vignes exaltées.
Les pinots aux tons rouges, jaunes et bruns variés,
Rivalisent avec les verts et les jaunes des rangs de Chardonnay.
Ils s’alignent au soleil
Des Batards aux Pucelles.
Les clos et les ouvrées
Escaladent le Montrachet
Tels un tapis arlequin,
Ils grimpent plein d’entrain.
C’est l’autômne serein
Devenu été indien.
Les grappes « conscripts » offrent au présent
Un avant gout des tanins bienfaisants.
Le moulin se dandine
A Chassagne sur la colline.
Ses ailes dévoilées
Restent fixes, comme collées
Sur l’azur maculé
Que l’orage a laissé.
Depuis les tas de pierres
Qui couvrent ses terres
On a vue sur la vallée
Entre les côtes renommées.
Elle s’ouvre dans la plaine à Chagny
Et remonte toute gaie jusqu’à Cheilly
Laissant de part et d’autre
Remigny côté gauche et Santenay de l’autre.
10/2005
Libellés : Bourgogne

